jeudi 28 mai 2015

Mad Max: Fury Road, un tournage old school


Présentation 


Mad Max: Fury Road est un film d'action australien post-apocalyptique de 2015. Il a été réalisé, produit et co-écrit par George Miller. C'est le quatrième film Mad Max de la franchise de Miller et le premier depuis 30 ans. Tom Hardy dans le rôle de «Mad» Max Rockatansky remplace Mel Gibson dans le rôle-titre. Le film se déroule dans un futur où le monde entier est un désert et où l'essence et l'eau sont des denrées rares, Max (Hardy) essaye de fuir chef de la secte Immortan Joe (Keays-Byrne) et son armée dans un camion-citerne blindé avec L'impératrice Furiosa (Theron) ce qui conduit à une bataille de longue route. 
Le film a eu sa première mondiale le 7 mai 2015 au Théâtre chinois TCL. Il a commencé sa grande sortie en salles le 14 mai 2015, y compris une présentation hors-compétition à la 68e édition du Festival de Cannes. Les critiques ont loué le film pour son action, scénario, les séquences d'action, cascades, et la direction.
Mad Max
Mad Max



Les effets spéciaux

George Miller a décidé de filmer Fury Road de manière "old-school", c'est à dire en minimisant les effets numériques et en mettant les acteurs et les véhicules sur le terrain en face de son appareil photo. "Nous ne défions pas les lois de la gravité. Il n'y a pas les êtres humains volants. Il n'y a pas de vaisseaux spatiaux". Donc le film doit être de la vieille école puisqu'il est en accord avec le monde réel, des événements concrets. Le tournage a donc été réalisé avec des vrais personnes et des vrais véhicules dans un vrai désert ( celui de Namibie, les explosions, cascades et autres effets pyrotechnique l’auraient d'ailleurs ravagé selon certains). Miller à donc tourné ces éléments dans une continuité du mieux qu'il pouvait pour que le lien entre les véhicules et les acteurs, soit logique (cohérence de l'environnement du film).  
Voilà donc comment il a été fait, de la manière la plus réel possible. Bien sûr, l'histoire de Fury road est sur trois jours or le tournage en a pris 130.

Mention spéciale tout de même pour la scène de l'orage qui selon moi n'a pas manqué de CGI, donc respect pour l'emploi minimale d'effet spéciaux mais évitons de nous mentir, nous sommes tout de même en 2015.


De vrais explosions
De vraies explosions

LOTR, des casscades sans doublures

Contexte

Pendant la scène dans Les Deux Tours où Aragorn , Legolas et Gimli trouver la bande d'Uruk - hai qui avaient capturé Merry et Pippin dans Amon Hen , Aragorn , dans sa colère  donne un coup de pied  dans le casque d' un Uruk . Il tombe alors à genou et pousse un cri, très belle performance d'acteur, l'émotion de la scène fut retranscrite à merveille.

Or, durant le tournage, Viggo s'est brisé deux de ses orteils en tapant dans le casque. Peter Jackson a alors décidé d'utiliser cette prise avec le cri de douleur dans la version finale du film. La performance de Viggo dans cette scène est donc des plus efficace puisque la douleur quand à la disparition des hobbits est exprimée parfaitement à travers son cri de douleur lié à la fracture des ses orteils.


De nombreux autres accidents corporel

  • Durant le tournage de la bataille du Gouffre de Helm, Viggo Mortensen s'est cassé une dent en prenant un coup d'épée. Cependant, il a refusé d'arrêter le tournage et a insisté pour que sa dent lui soit tout simplement recollé avec de la glue jusqu'à ce que la scène soit terminée.
  • A nouveau dans Les Deux Tours, quand Aragorn dérive dans la rivière face vers le bas, Viggo a dû faire la même chose lors du tournage. Cependant, lui et l'équipage ont sous-estimé la force du courant et des tourbillons dans le fleuve, ainsi que le poids du costume que Viggo portait, conséquence il a failli réellement se noyer.
  • Au cours de l'une des scènes dans deux tours, Orlando Bloom et la doublure de Gimli sont tombés accidentellement de leur cheval. Brett, la doublure est tombé sur Orlando, et lui a cassé une côte lors de sa chute. Heureusement, la blessure n'était pas trop grave, puisque qu'Orlando à continué à jouer dans de nombreuse scène par la suite.

mardi 12 mai 2015

Watchmen

Présentation

"Watchmen" est un film américain de super-héros datant de 2009 et réalisé par Zack Snyder. Il est une adaptation du roman graphique limitée DC Comics publié de 1986 à 1987 avec le même nom et crée par Alan Moore et Dave Gibbons.
Ce film nous fait voyager dans une réalité alternative vers les années 80 ou la guerre froide entre l'union soviétique et les états unis a toujours lieu et une crise nucléaire est alors presque inévitable. Dans cet univers les supers héros étaient très présent aux états unis mais ont été contraint de prendre leurs retraites jusqu'au jour ou l'un d'entre eux, le comédien est retrouvé défenestré. Rorschach, un super héros n'ayant jamais vraiment pris sa retraite et au caractère bien à lui décide de mener son enquête et commence alors à contacter ses anciens camarades.


La chute du comédien
La chute du comédien
L'univers du roman graphique est bien retranscrit dans cet adaptation et les personnages sont plus que de simple héros landa, ils ont tous un coté psychologique différent en fonction de leur vécu qui est extrêmement bien apporté au cour du film, possédant une esthétique assez sombre et "serious business".

Pour résumer Watchmen c'est un film à gros budget avec des effets spéciaux bien travaillés mais qui se démarque de tout les autres films du genre pas un univers hautement détaillé, une très grande profondeur dans la personnalité des personnages et un scénario qui demandera au spectateur de bien s'accrocher pour comprendre et assimiler tout les éléments du scénario. Soit 162 minutes durant lesquelles vous allez être déconnecter du monde réel pour vous plonger dans cette réalité alternative ou la définition de héros que vous connaissez n'aura plus aucune signification.
Les Watchmens présent dans le film
Les Watchmens présent dans le film

Le saviez-vous ?


Rorschach qui est le nom d'un des héros fait référence au test d'évaluation psychologique mise en place par le psychiatre Hermann Rorschach en 1921 et qui consiste à la libre interprétation de taches d'encre symétriques, taches que l'on retrouve sur le masque de Rorschach présent dans le film.
 

mardi 21 avril 2015

La motion capture, une technologie en expansion

La motion capture, c'est quoi ?

La capture de mouvement, plus connue sous son terme anglais "motion capture" est une technique permettant d'enregistrer les mouvements d'un acteur afin créer un personnage virtuel. Cette méthode permet de reproduire de manière digitale les déplacements d'un ou plusieurs acteurs, avec un réalisme inédit. Lorsque la capture enregistre aussi des mouvements plus complexes tels que les expressions faciales ou d'autres mouvements plus détaillés (doigts, etc), on parle alors de "performance capture" ou capture d'interprétation.

Comment ça marche ?

Etapes de la motion capture
Différentes étapes de la motion capture
En pratique, les acteurs sont munis d'une combinaison comportant un grand nombre de capteurs sur l'ensemble de leur corps, situés à des points stratégiques (pax ex. au niveau des articulations). Lorsqu'ils jouent la scène, une multitude de caméras spécialisées et synchronisées sont utilisées simultanément pour capturer les déplacements des capteurs. Via une interface dédiée, les images digitales des personnages, ainsi que les environnements virtuels sont recréés en temps réel en trois dimensions. Les mouvements sont également sauvegardés pour permettre de les exploiter et de les retravailler ultérieurement.

Cette nouvelle technologie ne cesse de se développer depuis les années 1990. Elle repousse les limites de la modélisation et de la synthèse d'images et de mouvements 3D, en donnant véritablement des expressions, de l'émotion et du caractère aux personnages ainsi créés. Elle permet d'obtenir des effets spéciaux particulièrement spectaculaires, surtout lorsqu'il s'agit de personnages excentriques (animaux/monstres, superhéros...).


Quels avantages sur le plan technique ?

Un des principaux avantages de l'emploi de cette technique est qu'elle permet une communication directe et une certaine spontanéité entre les acteurs, et entre les acteurs et le réalisateur, ce qui est impossible sur un tournage classique. De plus, tout élément ne comportant pas de capteurs n'est pas enregistré, il est donc plus facile de faire abstraction du matériel nécessaire à certaines cascades. Il est également possible d'adapter et de réarranger à n'importe quel moment tous les mouvements captés selon les besoins de la production.

Quelques références employant la motion capture

La motion capture est de plus en plus employée dans le monde du cinéma, mais aussi beaucoup dans l'univers des jeux vidéo. Voici une liste non exhaustive des films notables employant la motion capture : les Seigneur des Anneaux et les Hobbit, les Pirates des Caraïbes, King Kong (2005), Avatar, Les Aventures de Tintin : le Secret de la Licorne, La Planète des Singes, L'Etrange Histoire de Benjamin Button, Alice au Pays des Merveilles, les Avengers... et même Fast and Furious 7 pour les scènes manquantes de Paul Walker !
Quelques exemples de jeux vidéo : les FIFA (depuis 1996), Final Fantasy (2001), Tomb Rider (2006), Assassin's Creed (2007), Batman Arkham Origins (2013), GTA V (2015)...
Sam Worthington dans Avatar
Sam Worthington / Jake Sully dans Avatar

Des pionniers de la motion capture

Andy Serkis est très certainement l'acteur qui a le plus eu recours à la motion capture. Son jeu est phénoménal. C'est lui qui interprète Gollum dans le Seigneur des Anneaux et le Hobbit, King Kong dans le film de Peter Jackson, Cesar dans la Planète des Singes, le Capitane Haddock dans Les Aventures de Tintin : le Secret de la Licorne, Ulysses Klaw dans Avengers : l'ère d'Ultron, et d'autres à paraître (il est annoncé au casting de Star Wars VII : Le Réveil de la Force)... Il voit dans la motion capture un "futur standard" pour le monde du cinéma, c'est pourquoi il a co-fondé les studios Imaginarium à Londres, spécialisés dans la performance capture.

Andy Serkis Motion Capture Planète des Singes
Andy Serkis / Cesar sur le tournage de La Planète des Singes


Jamel Debbouze est le premier réalisateur à employer la motion capture en Europe dans son récent film d'animation Pourquoi j'ai pas mangé mon père. Après 7 ans de travail acharné, ce film intégralement réalisé grâce à la motion capture permet entre autres de donner vie à Edouard, personnage qu'il incarne et qui lui est semblable en tous points, dont sa caractéristique main dans la poche. La technologie lui a même permis de faire revenir Louis de Funès sur les écrans, en élaborant un modèle 3D du virtuose à partir de films dans lesquels il a joué.

Jamel Debbouze Pourquoi j'ai pas mangé mon père
Edouard est à l'image de Jamel Debbouze dans Pourquoi j'ai pas mangé mon père

La motion capture est donc une technologie qui a déjà fait ses preuves et qui s'annonce très prometteuse pour les années à venir.


mercredi 15 avril 2015

Neill Blomkamp : un réalisateur prometteur

Présentation

Neill Blomkamp est est un célèbre réalisateur et scénariste né en 1979 en Afrique du Sud, à Johannesburg. 

Si vous n'avez jamais entendu parler de lui, je vous recommande de regarder les trois films suivants : 
  • District 9 : un vaisseau extraterrestre est arrivé sur terre juste au dessus de la ville de Johannesburg et des aliens ont élu domicile dans un bidonville aux abords de la ville. 
  • Elysium : la surpopulation de la terre a engendré la création d'un énorme bidonville sur la surface de la terre tandis que les élites ont élues domicile dans L'Elysium, une station en orbite autour de la Terre. 
  • Chappie : les citoyens de la Terre sont contrôlés par une police robotisée, ce qui les poussent donc à se rebeller. Chappie, l’un des robots policiers, est reprogrammé et devient le premier robot capable de penser et d'avoir des sentiments comme les humains. 
Les films de Blomkamp
Les films de Blomkamp

Un style caractéristique

Neill Blomkamp (Gary Friedman / Los Angeles Times)
Neill Blomkamp (Gary Friedman / Los Angeles Times)
Dans les films de Blomkamp, on retrouve très souvent des visions de la pauvreté, telles que les conditions de vie dans les bidonvilles. Son thème favori est la science fiction, chacun de ses films traite de problèmes actuels de la société à travers une vision qu'il apporte dans un futur plus ou moins proche. 

Ses réalisations possèdent toutes un certain style assez documentaire, caméra à l'épaule. Cet élément permet une immersion plus importante dans l'univers qu'il nous propose au travers de ses films. Couplé à des effets spéciaux de très grande qualité, on se laisse très vite séduire par l'histoire et on oublie rapidement qu'on est juste un simple spectateur.

Je vous conseille donc vivement de vous intéresser à la filmographie de Neill car son style cinématographique lui est propre et vous ne le retrouverez nulle part ailleurs. C'est cet univers si attirant et immersif qui nous fait apprécier ses films, et il a réussi à le recréer dans trois oeuvres différentes. 
En bref, foncez sur District 9 ! Et si vous l'avez apprécié, vous apprécierez sans aucun doute Elysium et Chappie.
Bon visionnage !